Catholiques à Colombes
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8 juin 2015

Le Lien N°77- ETE 2015

LA VIERGE A MIDI

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.

Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.

Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela

Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.

Midi !

Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,

Laisser le cœur chanter dans son propre langage.

Paul Claudel
(Extrait de "La Vierge à midi", Poèmes de Guerre, N.R.F., 1914-1915)

INFOS PAROISSIALES

RAPPEL pour les vacances scolaires :

L’église Saint Bernard est fermée en Juillet et Août.
Messe le dimanche à 11 H au Sacré Cœur, ainsi que le 15 Août.
Accueil au Sacré Cœur les Samedi de 14 h à 16 h.

PENTECOTE OU LE CINQUANTIEME JOUR

La Pentecôte vient du grec ancien πεντηκοστή [pentèkostè] : cinquantième (jour après Pâques) ; en grec moderne, on prononce pénticosti.
Au centre de la vie chrétienne, on a la fête de Pâques. Le Carême représente une période de 40 jours (du latin quadragesima : quarantième) de jeûne avant Pâques. Il culmine avec le Vendredi saint, jour de la crucifixion de Jésus. Puis, le dimanche de Pâques, c’est la bonne nouvelle du Jésus ressuscité que l’on fête avec joie. Opposé au Carême, la période de 40 jours après Pâques commémore le temps de Jésus revenu sur Terre. Ce sont des jours de fête. L’Ascension célèbre les adieux de Jésus qui n’est plus là visiblement. La Pentecôte célèbre la venue du Saint-Esprit. Si le corps de Jésus n’est plus là visiblement, son Esprit demeure. Pour toujours. Ad vitam æternam.

- La Pentecôte juive

À l’origine, la Pentecôte est une fête juive, comme Pâques. Une fête agricole devenue aussi une fête religieuse, exactement comme la Pâque juive. Elle porte le nom de Shavouot (en hébreu שבועות) ou fête des semaines, car elle a lieu 7 semaines après Pâques. On l’appelle aussi la fête des prémices, Pâques étant la fête des semences.
Puis, dans un second temps, les Hébreux ont donné un sens religieux à cette fête agricole. Pentecôte célèbre alors le don de la Torah. Au sens strict, la Torah désigne les cinq premiers livres de la Bible : le Pentateuque ; au sens large, il désigne l’Ancien Testament. La Torah est considérée comme un livre saint que Dieu a donné à son peuple. Le judaïsme est une religion du livre.

- La Pentecôte chrétienne

La venue de l’Esprit Saint est racontée dans les Actes des Apôtres, qui constitue la suite de l’Évangile de Luc. (Actes, II, 1-4)
L’Esprit saint
Les auteurs de la Bible se sont inspirés du judaïsme : ils ont donné à une fête juive une nouvelle signification. Ce n’est pas le don de la Bible que le christianisme célèbre, mais le don de l’Esprit Saint. Le judaïsme est une religion du livre ; le christianisme est une religion de l’esprit. La lettre tue, l’esprit vivifie. Paul de Tarse (2 Corinthiens III, 6)
Celui qui obéit au texte sacré au pied de la lettre peut commettre des crimes. Paul de Tarse montre ainsi que les autorités religieuses ont condamné Jésus parce qu’ils lui reprochaient de ne pas être fidèle à la loi de la Bible.
Il ne s’agit pas de condamner la Bible, mais de comprendre que l’esprit est plus important que le livre. Plutôt qu’une religion, le christianisme est avant tout une spiritualité. Avec le christianisme, on change radicalement la façon de concevoir Dieu. Jésus est l’homme qui fait descendre Dieu sur Terre. Celui qui aime Dieu, mais n’aime pas son prochain, n’aime pas Dieu. L’amour de Dieu n’est rien sans l’amour du prochain.
L’Esprit Saint, c’est avant tout l’esprit de fraternité. Un être saint, c’est un être de grande bonté, un être qui aime son prochain plus que tout. L’Esprit Saint, c’est l’esprit d’amour qui nous anime et nous fait aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Rendre grâce à l’Esprit Saint, c’est rendre grâce à l’esprit de fraternité. C’est l’esprit qui doit régner sur Terre comme au Ciel. C’est un esprit d’amour fraternel, amour universel qui agit en nous, comme une force extraordinaire. C’est cet amour qui fait transporter des montagnes !
L’essence du christianisme, c’est l’amour du prochain. Pour comprendre l’Esprit de Jésus, il suffit de lire la parabole du bon Samaritain. Jésus critique les prêtres, qui disent ce qu’il faut faire mais ne sont pas capables d’aimer leur prochain.
L’Esprit Saint est en nous ! C’est à nous d’aimer l’autre ! C’est à nous de faire le premier pas ! Cessons de réclamer un esprit qui nous vienne du ciel ! Aide-toi et le ciel t’aidera ! Aime et tu seras aimé ! Aime avant de chercher à être aimé !
La Déclaration universelle des droits de l’homme trouve sa source dans l’Evangile. Article premier : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

D’après Xavier Nègre © Lexilogos 2002-2015

Le Denier de l’Eglise

Un article de notre comptable : Christiane Thébault

Pour assurer sa mission, l’Eglise a besoin de chacun de vous !
Chaque jour, des prêtres s’engagent pour l’annonce de l’Evangile et l’accompagnement de chacun sur le chemin de la Foi.
Savez-vous comment ils sont rémunérés ? Par le don des catholiques, à travers les quêtes et le denier de l’Eglise, qui leur permet de recevoir un traitement. Car l’Eglise de France ne reçoit aucune subvention, ni de l’Etat, ni de Rome.
Le Denier de l’Eglise est collecté annuellement auprès de chaque famille. Sur le Sacré-Cœur et Saint Bernard, en 2014 150 enveloppes ont été distribuées par famille mais 88 seulement ont participé à la collecte.
Chaque baptisé est pourtant appelé à participer à ce Denier afin de témoigner de son attachement à l’action de sa paroisse.
Outre le traitement des prêtres, l’argent collecté sert également à l’entretien des bâtiments et aux travaux, à payer le chauffage et l’électricité qui ne sont pas gratuits. Nous versons également une contribution au Diocèse pour le fonctionnement de ses différents services. Il y a aussi différentes dépenses pour la liturgie (préparation et célébrations des sacrements) ainsi que pour la mission de la paroisse au service des enfants, jeunes et adultes.
Si vous étiez absent lors de la distribution des enveloppes, elles sont disponibles en permanence sur les tables de presse. Je compte sur chacune et chacun d’entre vous. Je vous en remercie par avance.

Les quêtes

Bien évidemment, chacun doit donner en fonction de ses moyens. Certaines familles sont sans doute plus touchées que d’autres par la crise et le chômage. Mais je ne vous cacherai pas que je m’interroge, chaque semaine, lors du comptage de la quête, lorsque je trouve des jetons de caddie, des pièces en francs et étrangères (non euros) et beaucoup de pièces de 1 et 2 centimes.

Les veilleuses

Chaque semaine, certains paroissiens allument des veilleuses mais « oublient » de les payer ou les payent à un prix très inférieur au prix demandé (1 ou 2 euros). Là encore, les pièces de 1 et 2 centimes ne sont pas rares. Ces veilleuses ne nous sont pourtant pas offertes : nous devons les acheter ! Il est possible de prier sans veilleuse. Au-delà de la nécessité de couvrir les dépenses de la paroisse, notre offrande est aussi une manière de signifier que nous accordons de l’importance à la mission de l’Eglise tout entière.

Timbuktu : un film à voir et à méditer

Timbuktu conte l’occupation de la ville de Tombouctou par les Islamistes, pendant le second semestre 2012.
La première chose qui peut frapper dans le film du mauritanien Abderrahmane Sissako, c’est sa beauté, la manière dont sont saisis les paysages, les visages, et le soin apporté aux couleurs. Un film ne doit jamais se résumer ou se limiter à son sujet : même quand le « message » est important, il ne doit jamais sacrifier la forme. C’est à ce prix qu’un film peut prétendre à devenir une œuvre d’art, et se distinguer d’un simple produit de consommation ou de propagande.
Mais le travail sur la forme ne se limite pas à des aspects purement techniques (mouvements de caméra, travail sur la lumière et le cadre) : il concerne aussi la manière dont le cinéaste met en scène la violence et représente ses personnages.
Le film n’oublie rien : ni l’imposition de la charria, ni l’obligation du port du voile, ni l’interdiction des jeux et de la musique, ni les condamnations à mort et les exécutions. Mais chaque scène parvient à exprimer la violence des assaillants - qui cohabite parfois avec leur bêtise - sans jamais user de moyens spectaculaires, privilégiant au contraire une certaine sobriété. Les échanges entre les personnages sont souvent emprunt d’un certain apaisement, même lorsque le face à face réunit le juge et le condamné. Cette absence d’hystérie et de visages grimaçants est très appréciable puisqu’elle nous épargne les clichés habituels où il suffit de regarder la tête d’un personnage pour savoir s’il appartient au camp des bons ou à celui des méchants. Mais ce calme apparent est déstabilisateur pour le spectateur car il donne l’impression (fausse) que les victimes en n’élevant pas la voix se résignent à leur sort. Plusieurs scènes, dont celle admirable, tant dans l’idée que dans le filmage, du match de foot… sans ballon, indiquent pourtant que la population cherche à résister, avec des moyens pacifiques, à ses oppresseurs.
L’une des leçons de ce très beau film est de nous rappeler ce que nous avons du mal à entendre : les Islamistes ne sont pas des monstres mais des êtres humains qui commettent des monstruosités. La nuance est d’importance, surtout pour ceux qui croient qu’ils sont tous frères puisque Dieu est le père de tous les hommes.

Luc Thébault

Pour contacter LE LIEN
Tél. : 01 42 42 25 18 ou courriel : paroisse.sacrecoeur@orange.fr

Ont collaboré à ce numéro : Serges A. Dongmo Mezatio, François Piguet, Père Gérard, Françoise Steinberg, Christiane et Luc Thébault