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25 novembre 2016

Soutenance de thèse (25.11.2016)

Le Père Placide LENGELO, prêtre étudiant du diocèse de Kinshasa (RDC), qui a été à Colombes entre 2010 et 2014, a soutenu sa thèse de philosophie sur le langage.

Quand ? Vendredi 25 novembre à 14h00

Où ? A l’Institut Catholique de Paris (rue d’Assas).

Titre de la thèse : « De la conception empiriste du langage représentationnel au projet carnapien du réductionnisme logique ».

Sous-titre : « En quête d’une démarche empiriste libérale autour des années 1930 ».

cum magna laude.

P.-S.

4° de ouverture :

Résumé : Une théorie empiriste de la connaissance affirme que le langage est doté de la capacité à « représenter » quelque chose d’autre que le langage lui-même. A la fin du xviie siècle, en effet, Locke et ses successeurs ont analysé empiriquement ce à quoi nos idées ressemblent et que les mots représentent mentalement. Autour des années trente, Schlick et ses camarades du Cercle de Vienne se servent des acquis linguistico-logiques de Frege, Russell et Wittgenstein pour analyser logiquement les propositions scientifiques, leur correspondance avec les états de choses qu’elles représentent. Avec eux, la philosophie analytique devra dorénavant ramener les problèmes de la connaissance au niveau de l’expérience langagière. C’est là que réside le caractère radical et réductionniste d’une démarche empiriste : les empiristes classiques ont fixé dans la perception la genèse chronologique de nos idées et nos pensées ; à leur tour, les Viennois déterminent le sens d’une proposition en la traduisant en propositions élémentaires, dites « Protokollsätze », qui renvoient directement au donné empirique. A la même période, Carnap se démarque des autres empiristes logiques en posant les problèmes du langage de la science en termes de reconstruction rationnelle des concepts et, cela, en introduisant de nouveaux concepts à partir de ceux déjà connus comme concepts de base phénoméniste (dans l’Aufbau en 1928) ou physicaliste (au cours des années trente). Tel est son réductionnisme logique qu’il renforce par la syntaxe logique. L’analyse logique ne porte pas sur le donné mais sur la proposition, et en particulier sur les propriétés formelles et des relations purement logiques qu’entretiennent les propositions dans un système. Carnap tente de libéraliser la démarche empiriste en assouplissant le critère de scientificité et, conformément à son « Principe de Tolérance », en adjoignant à l’ancrage empirique des questions de conventions pour la structure des propositions scientifiques. Il modère la critique viennoise de la métaphysique en attribuant à la philosophie, devenue « la logique de la science », la tâche de méthodes et formes adéquates pour la construction du langage de la science.

Mots-clés : Analyse logique, Cercle de Vienne, Confirmabilité, Définition, Idées, Langage de la science, Principe de Tolérance, Propositions protocolaires, Propositions scientifiques, Reconstruction rationnelle, Réduction, Représentation, Signification, Système de constitution, Vérifiabilité…