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1er mars 2019

Carême 2019. Pour continuer (10-16.03)

1. Préparation pénitentielle du 1er dimanche de Carême C (10.03.2019)

- Seigneur Jésus, tu as partagé la souffrance des hommes et femmes de ton temps en particulier pendant ta Passion et sur la croix. Pour toutes les fois où nous trouvons des excuses pour fuir notre frère qui souffre, donne-nous un cœur compatissant et prends pitié de nous.

- Ô Christ, ton Père a entendu la voix des Hébreux maltraités et réduits en esclavage en Egypte et les a libérés. Pour toutes les fois où nous détournons notre regard des situations de la traite des personnes, de la prostitution forcée et de la violence, donne-nous un cœur compatissant et prends pitié de nous.

- Seigneur Jésus, tu as été tenté au désert au bout des quarante jours de jeûne et qui as répondu par la foi en ton Dieu ton Père et par sa Parole de vie. Pour toutes les fois où nous fermons nos oreilles à ce que Tu nous dis et où nous manquons de foi en Dieu, donne-nous un cœur compatissant et prends pitié de nous.

2. Poursuivons notre méditation du 1er dimanche de Carême C avec la lecture des extraits de l’exhortation apostolique Gaudete et Exsultate (sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel) du Pape François (19.03.2018).

« Heureux les affligés car ils seront consolés »

75. Le monde nous propose le contraire : le divertissement, la jouissance, le loisir, la diversion, et il nous dit que c’est cela qui fait la bonne vie. L’homme mondain ignore, détourne le regard quand il y a des problèmes de maladie ou de souffrance dans sa famille ou autour de lui. Le monde ne veut pas pleurer : il préfère ignorer les situations douloureuses, les dissimuler, les cacher. Il s’ingénie à fuir les situations où il y a de la souffrance, croyant qu’il est possible de masquer la réalité, où la croix ne peut jamais, jamais manquer.

76. La personne qui voit les choses comme elles sont réellement se laisse transpercer par la douleur et pleure dans son cœur, elle est capable de toucher les profondeurs de la vie et d’être authentiquement heureuse [70]. Cette personne est consolée, mais par le réconfort de Jésus et non par celui du monde. Elle peut ainsi avoir le courage de partager la souffrance des autres et elle cesse de fuir les situations douloureuses. De cette manière, elle trouve que la vie a un sens, en aidant l’autre dans sa souffrance, en comprenant les angoisses des autres, en soulageant les autres. Cette personne sent que l’autre est la chair de sa chair, elle ne craint pas de s’en approcher jusqu’à toucher sa blessure, elle compatit jusqu’à se rendre compte que les distances ont été supprimées. Il devient ainsi possible d’accueillir cette exhortation de saint Paul : « Pleurez avec qui pleure » (Rm 12, 15).

Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté !

[70] Depuis les temps patristiques, l’Église apprécie le don des larmes, comme en témoigne aussi la belle prière Ad petendam compunctionem cordis : « O Dieu tout puissant et très compatissant, qui pour le peuple assoiffé a fait surgir du rocher une source d’eau vive, fais jaillir de nos cœurs endurcis des larmes de contrition, pour que, pleurant nos péchés, nous obtenions par ta miséricorde le pardon » (Missale Romanum, ed. typ. 1962, p. [110]).