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24 février 2019

Carême 2019. Pour continuer (24-30.03)

Préparation pénitentielle du 3ème dimanche de Carême C (24.03.2019)

- Seigneur Jésus, Tu es la Tête dont le Corps souffrant de l’Église est blessé dans sa chair et son esprit. Pour toutes les fois où nos responsables ont préféré ne rien faire et où ils n’ont pas pris les moyens de protéger de toutes formes d’abus, prends pitié de nous.

- Ô Christ, Tu es l’envoyé du Père pour sauver toute l’humanité comme Moïse avait été envoyé pour faire sortir les hébreux d’Egypte. Pour toutes les fois où nous avons été lâches et que nous n’avons rien fait alors que nous en avions la possibilité, prends pitié de nous.

- Seigneur Jésus, Toi qui es tendresse et pitié, tu as fait le bien là où tu passais, tu nous invites à nous convertir sans attendre. Pour toutes les fois où nous repoussons les changements nécessaires, que nous récriminons et que nous désirons ce qui est mal, prends pitié de nous.

Poursuivons notre méditation du 3ème dimanche de Carême C avec la lecture des extraits de l’exhortation apostolique Gaudete et Exsultate (sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel) du Pape François (19.03.2018) :

Le culte qui lui plaît le plus
104. Nous pourrions penser que nous rendons gloire à Dieu seulement par le culte et la prière, ou uniquement en respectant certaines normes éthiques – certes la primauté revient à la relation avec Dieu – et nous oublions que le critère pour évaluer notre vie est, avant tout, ce que nous avons fait pour les autres. La prière a de la valeur si elle alimente un don de soi quotidien par amour. Notre culte plaît à Dieu quand nous y mettons la volonté de vivre avec générosité et quand nous laissons le don reçu de Dieu se traduire dans le don de nous-mêmes aux frères.

105. Pour la même raison, la meilleure façon de discerner si notre approche de la prière est authentique sera de regarder dans quelle mesure notre vie est en train de se transformer à la lumière de la miséricorde. En effet, « la miséricorde n’est pas seulement l’agir du Père, mais elle devient le critère pour comprendre qui sont ses véritables enfants ». Elle « est le pilier qui soutient la vie de l’Église ». Je voudrais souligner une fois de plus que, si la miséricorde n’exclut pas la justice et la vérité, « avant tout, nous devons dire que la miséricorde est la plénitude de la justice et la manifestation la plus lumineuse de la vérité de Dieu ». Elle « est la clef du ciel ».

106. Je ne peux pas m’empêcher de rappeler cette question que se posait saint Thomas d’Aquin quand il examinait quelles sont nos actions les plus grandes, quelles sont les œuvres extérieures qui manifestent le mieux notre amour de Dieu. Il a répondu sans hésiter que ce sont les œuvres de miséricorde envers le prochain, plus que les actes de culte : « Les sacrifices et les offrandes qui font partie du culte divin ne sont pas pour Dieu lui-même, mais pour nous et nos proches. Lui-même n’en a nul besoin, et s’il les veut, c’est pour exercer notre dévotion et pour aider le prochain. C’est pourquoi la miséricorde qui subvient aux besoins des autres, lui agrée davantage, étant plus immédiatement utile au prochain ».

107. Celui qui veut vraiment rendre gloire à Dieu par sa vie, celui qui désire réellement se sanctifier pour que son existence glorifie le Saint, est appelé à se consacrer, à s’employer, et à s’évertuer à essayer de vivre les œuvres de miséricorde. C’est ce qu’a parfaitement compris sainte Teresa de Calcutta : « Oui, j’ai beaucoup de faiblesses humaines, beaucoup de misères humaines […] Mais il s’abaisse et il se sert de nous, de vous et de moi, pour que nous soyons son amour et sa compassion dans le monde, malgré nos péchés, malgré nos misères et nos défauts. Il dépend de nous pour aimer le monde, et lui prouver à quel point il l’aime. Si nous nous occupons trop de nous-mêmes, nous n’aurons plus de temps pour les autres ».

Pape François