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28 février 2019

Carême 2019. Pour continuer (31.03-6.04)

Préparation pénitentielle du 4ème dimanche de Carême C (31/03/19) :

- Seigneur Jésus, Toi que nous contemplons, Tu demandes à l’Église et à chacun de tes frères et sœurs de convertir son coeur en ta présence. Pour toutes les fois où nous avons favorisé ou recherché le cléricalisme, oubliant l’unité de Ton Corps, donne-nous la grâce de l’unité, nous qui restons un peuple de pécheurs et prends pitié de nous.

- Ô Christ, Tu nous as réconciliés avec ton Père et Tu as fais de nous des créatures nouvelles. Pour toutes les fois où nous préférons la logique du monde et où nous oublions les effets de ta résurrection, fais de nous un peuple qui Te bénit, qui Te loue, qui Te glorifie, qui Te reconnaît comme le seul Sauveur et prends pitié de nous.

- Seigneur Jésus, Tu as fait bon accueil aux pécheurs et tu mangeais avec eux. Pour toutes les fois où nous nous considérons supérieurs aux autres, que nous refusons d’accueillir ceux qui se sont éloignés et qui reviennent à la maison, apprends-nous à entrer dans la joie de ton Père lorsqu’Il voit un pécheur qui se convertit et prends pitié de nous.

Poursuivons notre méditation du 4ème dimanche de Carême C avec la lecture des extraits de l’exhortation apostolique Gaudete et Exsultate (sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel) du Pape François (19.03.2018)

54. Le Catéchisme de l’Église catholique aussi nous rappelle que le don de la grâce « surpasse les capacités de l’intelligence et les forces de la volonté humaine », et qu’« à l’égard de Dieu, il n’y a pas, au sens d’un droit strict, de mérite de la part de l’homme. Entre Lui et nous l’inégalité est sans mesure ». Son amitié nous dépasse infiniment, nous ne pouvons pas l’acheter par nos œuvres et elle ne peut être qu’un don de son initiative d’amour.

Cela nous invite à vivre dans une joyeuse gratitude pour ce don que nous ne mériterons jamais, puisque « quand [quelqu’un] possède déjà la grâce, il ne peut mériter cette grâce déjà reçue ». Les saints évitent de mettre leur confiance dans leurs propres actions : « Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux ».

55. C’est l’une des grandes convictions définitivement acquises par l’Église, et cela est si clairement exprimé dans la Parole de Dieu que c’est hors de toute discussion. Tout comme le commandement suprême de l’amour, cette vérité devrait marquer notre style de vie, parce qu’elle s’abreuve au cœur de l’Evangile et elle demande non seulement à être accueillie par notre esprit, mais aussi à être transformée en une joie contagieuse. Cependant nous ne pourrons pas célébrer avec gratitude le don gratuit de l’amitié avec le Seigneur si nous ne reconnaissons pas que même notre existence terrestre et nos capacités naturelles sont un don. Il nous faut « accepter joyeusement que notre être soit un don, et accepter même notre liberté comme une grâce.
C’est ce qui est difficile aujourd’hui dans un monde qui croit avoir quelque chose par lui-même, fruit de sa propre originalité ou de sa liberté ».

56. C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu. Il s’agit de nous offrir à celui qui nous devance, de lui remettre nos capacités, notre engagement, notre lutte contre le mal et notre créativité, pour que son don gratuit grandisse et se développe en nous : « Je vous exhorte, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu » (Rm 12, 1). D’autre part, l’Église a toujours enseigné que seule la charité rend possible la croissance dans la vie de la grâce car « si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » (1 Co 13, 2).

Pape François