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31 mai 2020
Secrétariat

Bip spécial confinement (31.05.2020)

« On n’est pas seul »

« La première réalité, c’est l’agenda, sur lequel j’avais un certain nombre de réunions ; des rencontres qui sont autant de petites lumières qui s’éteignaient les unes après les autres. En tous cas, pour moi, c’est important cette vie sur le terrain. C’est souvent les 2 poumons qui permettent aussi d’avancer, et de vivre. Et cette partie qui s’éteignait, une respiration plus difficile.

C’est aussi la venue de questions. On se retrouve face à face avec soi-même et, dans un premier temps on se sent libéré, on est content de souffler, l’escalator qui s’arrête : on peut reprendre un peu son souffle. Et très vite, on se retrouve dans cette catégorie de personnes fragiles : c’est l’âge où un certain nombre de personnes nous ont quittés. C’est un cousin entre autre qui est parti aussi. C’est l’inquiétude que l’on sent chez les uns chez les autres.

C’était la Semaine sainte. Je pense qu’elle a été vécue avec une certaine intensité cette année parce qu’elle n’était plus seulement la semaine sainte dans l’Eglise car on sentait qu’elle était vécu dans le monde encore plus. Elle concernait non seulement les chrétiens mais aussi beaucoup de personnes dans leur vie quotidienne. Cette Semaine sainte avec l’image du pape qui se retrouve tout seul à St Pierre de Rome, avec ses questions, ses interrogations et puis cette réflexion aussi de se dire « on n’est pas seul dans cette situation ».

C’était le monde entier qui était atteint. On n’est pas les premiers : il y a tellement de personnes qui ont vécu cela dans l’histoire : toutes ces pandémies, ces famines, ces guerres et puis, aujourd’hui encore, il y a des gens qui vivent ces guerres, et quand on parle de guerre chez nous, c’est une guerre où on a de l’eau, de l’électricité, on a de quoi se nourrir. C’est quand même bien différent. C’était la semaine sainte.

C’était aussi la fête de Pâques. Comment parler du Ressuscité ? Comment vivre ? Comment accueillir ce Ressuscité dans la vie ? Comment oser rendre grâce dans ce temps de peine, d’incertitude ? Cette action de grâce est peut être d’abord ressentie non pas dans l’Eglise mais dans la rue en signant des dérogations. En renouvelant dérogation sur dérogation, c’était dans la rue avec ses rites, ces tentures qui étaient accrochées au fenêtre pour dire « merci », c’est ce petit mot qui était sur une boite aux lettres et les gens disaient « Notre activité pendant le confinement c’était de faire des savons, il y a des savons pour vous dans la boite aux lettres ».

Ils s’adressaient aux personnes qui ramassait les ordures ménagères. C’était aussi cette action de grâce dans la rue ou à la paroisse, ces applaudissements pour des gens qui nous permettaient de redécouvrir nous-même cette beauté de la vie, des dépassements, de ne pas se laisser abattre, de cette force de la vie qui se manifeste dans la fragilité .

C’était aussi la réflexion des soignants, dans les écoles, ceux qui s’occupaient des enfants des soignants, les commerçants à la caisse, des gens à la poste … toutes ces personnes qui voulaient se mettre au service, dans les services publics.

Enfin rendre grâce, comme croyant, c’était
découvrir et se rendre compte que le Seigneur était venu dans notre monde, qu’il s’est incarné, qu’il nous a pris au sérieux, qu’il nous accompagne qu’il vit avec nous ces difficultés. Il est celui qui, de différentes manières, est la boussole pour aller de l’avant.

A partir de là, des bons, des biens, des rencontres à retrouver autrement, le courrier peut être, à travers des coups de téléphone, beaucoup d’entre vous à travers pour moi ça a été une partie importante de ma participation à une association de solidarité avec les travailleurs émigrés. C’est le courrier qui n’arrivait plus, le local était fermé et bloqué à la poste. Des centaines et peut être des milliers de lettres qui étaient bloquées et on a pu quand même les récupérer les trier à domicile. Un certain nombre de ces enveloppes qui venaient des hôpitaux : il y avait marqué « urgent », ou « Covid 19 ou « logement social ». Il y avait aussi des enveloppes qui venaient du milieu du travail. Quelqu’un au téléphone qui disait « mais c’est le chèque que j’attendais » et qui était coincé dans le courrier et tous ces efforts qui ont été fait aussi par l’association de faire parvenir le courrier. A une époque, Saint-Exupéry disait : « Il faut que le courrier arrive ». Avec l’aviation, c’était tout un problème et nous aussi, on devait faire parvenir le courrier aux destinataires.

P. Daniel

Témoignage donné lors de la veillée de prière « Temps nouveau pour l’Eglise » (25 mai)

LA PAROISSE PENDANT LE CONFINEMENT, C’ÉTAIT ...

TEMOIGNAGES

« La Réconciliation est une clef essentielle pour progresser »
 
« Cette période de confinement a eu du bon pour approfondir notre foi grâce aux différentes propositions de notre paroisse.
 
J’ai pu apprécier les différentes formations dont celle sur le pardon. Un sacrement dans lequel je ne me sentais pas toujours très à l’aise, ou je m’en faisais une représentation très stricte.
 
Ce temps a été formateur, car très pédagogique, accessible à tous et m’a apporté toute la lumière dont j’avais besoin pour me « libérer ». Cela a fait son chemin et m’a permis de me dire que ce sacrement de réconciliation est une clef essentielle pour progresser et vivre en vérité son propre examen de conscience dans la prière et sous le regard bienveillant et plein d’amour de Dieu.

Une formation que je conseille vivement car elle transforme et donne un vrai sens.

La conclusion est que cette formation invite à se « réconcilier » avec ce sacrement et à le recevoir de façon régulière sans complexe car nous avons une nouvelle perception du péché !

Allez tous en confession ! »
Myriam

2 vidéos d’Isabelle sur le pardon :
Le Pardon : Pourquoi ?
Le Pardon : Comment ?

« Hospitalisée, je me suis accrochée à Dieu » *

« Pendant le confinement, j’ai passé une période très compliquée parce que j’ai été hospitalisée et cette hospitalisation était une des plus dures de ma vie car je n’avais pas de visite.

Mais par la foi que j’ai en Dieu, je me suis accrochée et j’ai partagé beaucoup de moments spirituels avec la messe quotidienne le midi, à l’adoration, la lecture biblique et la messe du dimanche.

Donc, je me suis beaucoup appuyée sur le côté spirituel pour m’en sortir car ce n’était pas évident.

A la grâce de Dieu, je m’en suis sortie et je garde beaucoup d’espérance. Je continue à nourrir ma foi au quotidien par la lecture, par les messes et je dois avouer que le partage de lecture est vraiment très intéressant pour comprendre le texte biblique ; ce qu’on a lu de façon pas très développé permet de développer le texte.

J’ai appris encore un peu plus à aimer la création divine parce qu’on a vu à quel point cette pandémie nous a rendus vulnérables, malades ou pas, et on a vu que nous étions tous des êtres tout petits.

Comme, du jour au lendemain, on peut n’être plus là, je me suis posée la question de savoir si demain ça allait être mon tour, de quel côté j’allais partir et donc je me suis posée beaucoup cette question, et je pense que trouver le chemin, rester avec le Seigneur, c’est le meilleur »
Babette

Voir en ligne : Le BIP spécial confinement en Ligne