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7 juillet 2020

Père Paul Wiedemann-Goiran nouveau curé des paroisses Saint Pierre Saint Paul et Saint Etienne Saint Henri.


Le Père Paul, ordonné à la Cathédrale de Nanterre le 27 Juin 2010, nous dit quelques mots de sa vocation et de son parcours de vie de prêtre.
J’ai grandi dans une famille pratiquante, avec mes deux frères, à Neuilly/seine.
Je dois ma vocation à mon Père spirituel, aumônier du Lycée, rencontré en 1ère à Saint Jean de Passy. Après quelques rencontres, un lien de confiance et de dialogue s’est établi. A l’adolescence on a besoin de se confier et d’y voir clair dans sa vie. Il m’a conseillé quelques lectures plus ou moins intéressantes, et le livre du Père Guy Gilbert « Dieu mon premier amour » m’a beaucoup marqué. Ce prêtre, dans son ministère, a réinséré beaucoup de marginaux de toutes sortes et je me disais que cet homme avait un « métier génial » sur le plan humain. Paradoxalement ce livre a aussi déclenché chez moi comme un refus d’obstacle, une crispation intérieure, de grands nœuds à l’appel de ma vocation. Pendant 6 mois j’ai refusé l’appel. A mon entée en terminale, le Seigneur m’a aidé à vaincre mes résistances et j’ai fini par dire OUI.
J’ai terminé mes études civiles et passé un diplôme, puis à 23 ans, je me suis senti tiraillé entre le sacerdoce et une vie plus dépouillée. Je suis allé voir les Franciscains du Bronx pendant 3 mois au plus près des pauvres. J’hésitais et mon Père spirituel m’a conseillé une année de discernement à la maison Saint Jean Baptiste pour réfléchir. Il y avait dans ce parcours une retraite de 30 jours en silence à l’Abbaye des prémontrés de Juaye-Mondaye.
J’en suis ressorti, avec une certitude : être prêtre diocésain c’est beau !
Quand on s’occupe des pauvres on se sent rassuré car on voit le bien qu’on leur fait.
La célébration des sacrements n’est pas rassurante, je ne peux pas voir le bien que je fais, je n’en verrai pas les fruits mais j’ai ressenti cet appel de Dieu à avoir foi dans les sacrements qui sauvent le monde. C’est gravé au plus profond de moi.
Je n’ai pas à me rassurer moi-même en me disant que je vis avec les pauvres et que je vois le bien que je leur fais. Ce n’est pas mon appel, pas ma vocation...

Et je suis rentré au séminaire : 2 ans en France et à Rome notamment à l’Institut patristique Augustinianum. Institut spécialisé dans l’enseignement des Pères de l’Église c’est-à-dire des grands auteurs chrétiens de l’antiquité.)
J’ai ensuite été nommé vicaire à Garches, pendant 9 ans où je me suis essentiellement occupé des jeunes :
Scouts, Aumônerie, Servants d’Autel, organisation de pèlerinages Saint Jacques de Compostelle, Mont Saint Michel, Pélé Vélos…
La paroisse de Garches comptait 18 000 habitants, sociologiquement assez homogène.
J’arrive dans une ville de 87 000 habitants avec une population plus brassée, c’est un nouveau challenge que m’a confié Mgr Matthieu Rougé.

Ce challenge, je ne le relèverai pas sans vous !