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30 octobre 2011

Aumônerie Hôpital Louis Mourier

"J’étais malade et vous m’avez visité." (Mt 25,36)

L’hôpital est un lieu de vie. Une équipe d’Aumônerie y est présente.

N’hésitez pas à nous signaler toute personne de votre entourage qui serait hospitalisé à Louis Mourier pour que nous puissions les visiter.

Contacts :

  • Mme Sophie Danery, aumônier
  • Père Jean-Marie Gouin, prêtre accompagnateur
  • Tel : 01 47 60 66 89
©pontifexenimages.com

L’APAISEMENT

La mort est une échéance inéluctable pour l’homme. C’est une expérience de profonde solitude pour celui ou celle qui, malade, s’en approche lentement. C’est un temps d’épreuve pour les proches. La personne en fin de vie entre, selon un rythme qui lui est propre, dans les profondeurs du Mystère. Et ceux qui accompagnent cette personne restent sur la rive, comme des témoins pauvres et impuissants.

Mon expérience me fait découvrir qu’au cœur de ces moments ultimes, il nous reste quand même un recours. J’expérimente auprès des personnes en fin de vie et de leur famille combien la prière se révèle efficace. Non pas une efficacité
mesurée à l’aune de nos pensées humaines : le mourant ne se relèvera pas de son lit. Mais une réelle efficacité spirituelle : celle qui apporte l’apaisement des cœurs. Là où il y avait de l’angoisse, la prière commune auprès de la personne en fin de vie porte ses fruits. C’est une prière d’enfants de Dieu que je propose aux familles. Nous sommes tous réunis, égaux devant Dieu, ensemble, sous le regard d’un même Père. C’est un frère ou une sœur que nous confions. Je m’adresse à la personne que j’appelle par son prénom, même si elle est inconsciente. En communion avec la famille, en y associant ceux qui ne peuvent être présents physiquement, je confie cette personne à Dieu, à haute voix.

Parfois ma présence reste silencieuse. Ma prière est alors intérieure. J’observe qu’elle habite pleinement l’instant présent. Nous sommes alors hors du temps. Nos deux mains qui ne se connaissaient pas, se rencontrent. Un peu de chaleur humaine s’échange. Je sens dans mes profondeurs que ce que nous vivons, a une valeur d’éternité. Comme si, à l’approche de cette réalité incontournable qu’est la mort, un ultime besoin de vérité se manifestait. La personne en fin
de vie trouve cette vérité auprès de celui ou celle qui est là, pleinement présent pour elle, au moment opportun. Cette situation conduit alors à vivre un instant rare où s’exprime par un regard, un geste, un sourire ou un mot, l’essentiel de
la vie humaine.

Sophie Flurin,

aumônier de l’hôpital Louis Mourier
et animatrice de l’équipe
des visiteurs de l’hôpital.

La Source (Février 2009)


Visiter en aumônerie d’hôpital

Nous avons parfois au plus profond de nous-mêmes le désir d’aider, de soulager la peine de ceux qui souffrent. Mais s’approcher concrètement de celui qui est vulnérable n’est pas une démarche qui va de soi. L’inquiétude de « ne pas être à la hauteur », parfois même la peur, font que nous refoulons cet élan qui nous habite. Il y a sans doute un pas à franchir, un dépassement à laisser faire.
J’ai proposé aux membres de l’équipe de Louis Mourier d’écrire quelques lignes sur leur engagement en aumônerie d’hôpital. Je vous partage leurs témoignages.

(Sophie Flurin, aumônier)

« J’avais beaucoup hésité avant d’entrer dans une aumônerie d’hôpital. Cet engagement me faisait un peu peur mais je me suis vite aperçue de tout ce que cela pouvait apporter. Maintenant je pourrais difficilement me passer de ces visites auprès des personnes souvent diminuées certes, mais qui ont tellement besoin de chaleur humaine, de réconfort. Combien de moments privilégiés ai-je partagé avec les malades ! Le temps ne « compte » plus. Il n’y a plus ni « visiteur » ni « visité » et l’on se sent tellement mieux après ces échanges avec eux. » (Françoise)

« Je vis le temps de la rencontre à l’hôpital comme une surprise toujours nouvelle. « Banal » me direz-vous … mais lorsque j’entre dans une chambre, face à un inconnu ou face à une personne que je visite depuis plusieurs semaines, parfois même depuis plusieurs mois, le partage de la parole est toujours une inconnue. Parole donnée, parole reçue. Qui reçoit, qui donne ? Pas toujours celui auquel on pense. Nous cheminons tout simplement ensemble. Nous sommes des pèlerins d’Emmaüs, côte à côte, et Jésus est là au milieu de nous. « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom. (Mt 18,20) » (Isabelle)

« Nous formons une équipe soudée pour le bien de notre entourage ». (Marie-Thérèse)

« Mon engagement auprès des malades en milieu hospitalier est de l’ordre de la compassion. Compassion née de plusieurs expériences personnelles où j’ai dû souffrir dans mon corps, dans mon âme, dans mon cœur de l’insuffisance humaine des équipes médicales et aussi de ma propre famille. Aujourd’hui, je me mets à la disposition des malades dans l’attente de pouvoir leur apporter un peu de réconfort et de la considération, en toute modestie mais avec un cœur généreux. » (Annick)