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6 mars 2014

Le Lien n°71 - Carême 2014

De profundis

Cantique des montées.

Des profondeurs je crie vers toi, Yahvé :
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Yahvé,
Seigneur, qui donc subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon :
c’est alors qu’on te craint.

J’espère Yahvé, mon âme espère,
je compte sur sa parole,
mon âme sur le Seigneur
plus qu’un veilleur sur l’aurore.

Que le veilleur compte sur l’aurore,
Israël sur Yahvé !
Puisque auprès de Yahvé est la grâce
près de lui l’abondance du rachat,
c’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.
PSAUME 130 (129)

TEMOIGNAGE AU SACRE-CŒUR DE COLOMBES 9 FEVRIER 2014

Pourquoi la souffrance existe ?

Où est Dieu quand on souffre ?

Comment peut-on croire avec la souffrance ?

Bonjour à tous,

Gérard m’a demandé de venir vous parler de mon travail à l’hôpital. Je m’appelle Sophie. Je suis l’aumônier de l’hôpital Louis Mourier de Colombes. J’ai regardé avec beaucoup d’attention le dvd de votre dossier « Dieu et la souffrance ». Je fais un peu le même métier que le Père Denis Ledogar, celui qu’on appelle « Denis la tendresse », l’aumônier de l’hôpital de Strasbourg que vous avez découvert sur le dvd.

Comme lui, je vais à la rencontre des malades pour leur proposer un réconfort, pour les rassurer, pour leur apporter des paroles qui consolent. Je les écoute. Souvent les malades me racontent leur histoire, ils me posent des questions. Ils pleurent parfois. Je vais vous raconter une petite histoire. Il y a quelques jours, j’ai fait la connaissance d’un monsieur qui est à l’hôpital depuis plusieurs mois. Il s’appelle Bernard. Il m’a invité à m’asseoir à côté de lui. Il a attrapé un petit livret de prières qu’il a ouvert devant moi. Pendant qu’il lisait à voix basse, je l’ai vu fondre en larmes. J’étais assise à côté de lui, en silence. Il me regarde et me dit : « Excusez- moi, je suis ému ». Je lui ai demandé s’il pouvait me faire partager ce qu’il lisait. Il m’a tendu le livret en me confiant combien il était ému de se sentir rejoint par cette prière de Saint Bernard, dont il porte le prénom.

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » dit Jésus, à celui qui vit avec son handicap. C’est un peu avec cette question en tête que je m’approche de celui qui souffre. Je me rends disponible, je me mets à son écoute, j’accueille tout ce qu’il me confie. Je m’approche du malade, les mains vides, les mains nues.

Pourquoi la souffrance existe ? Où est Dieu quand je souffre ?

Ces questions de Nathanaël sont des vraies questions, des questions qui intéressent tous les hommes. Ce sont des questions difficiles pour lesquelles il n’existe pas une réponse unique et définitive. Où est Dieu quand nous souffrons ?

Moi, quand je me pose des questions, je finis toujours par trouver des éléments de réponses dans la Bible. Et la Bible nous révèle, à travers la longue histoire des hommes, que Dieu se rend proche de ceux qui peinent sous le poids de la souffrance. Dieu ne nous laisse pas seuls. Si nous regardons du côté des Psaumes, nous voyons bien que ce sont tantôt des cris de détresse, tantôt des paroles de confiance, tantôt des prières qui disent merci à Dieu.

Moi, j’essaie d’aider le malade à découvrir en lui-même que Dieu marche avec lui, que sa vie ne se réduit pas qu’à sa maladie.

Il est normal de se plaindre et de se révolter quand on a mal. Il faut crier sa souffrance. La souffrance est une expérience qui ne fait pas grandir l’homme. Elle le défigure. Je crois que Jésus souffre de nous savoir dans la maladie, dans la tristesse. Je crois que chaque fois que l’homme est malade, Dieu est présent. Dieu est avec nous. Il ne nous abandonne jamais, même quand on ne sent plus Sa présence. Il se rend présent à travers des médiations humaines. A travers toi, toi et toi, à travers vous. Il se fait le compagnon de ceux qui souffrent à travers chacun de nous. L’Evangile est rempli de petites histoires qui nous le racontent. Pour rejoindre ceux qui souffrent, Dieu a besoin de chacun de nous. Chaque fois que nous consolons celui qui pleure, chaque fois que nous écoutons jusqu’au bout celui qui parle, chaque fois que nous relevons celui qui est tombé, c’est Dieu qui se manifeste.

L’Evangile d’aujourd’hui nous propose deux images : celle du sel de la terre et celle de la lumière du monde. A quoi sert le sel dans la cuisine ? A donner du goût aux aliments que nous mangeons. Alors, devenons le sel de la vie auprès de nos copains, de notre famille. Redonnons du goût à la vie des gens que nous rencontrons ! Le Seigneur a besoin de chacun de nous pour faire des merveilles dans notre monde. Dès aujourd’hui, dans nos vies, nous pouvons soulager ceux qui souffrent. Il y a mille façons de soulager la souffrance. Etre là, tout simplement, sourire, rire, regarder, proposer de l’aide, donner un peu de son temps pour les autres.

J’aimerais vous inviter à croire que la souffrance et la mort n’auront jamais le dernier mot sur nos vies et que l’amour ne passera jamais.

Sophie

RENCONTRE AVEC LES METHODISTES LE 29 JANVIER A 20H30

Variations sur le même thème

Nous nous sommes retrouvés pour partager sur deux textes d’évangile : 1 Cor. 1, 4-17 et Marc 9, 33-41

Après nous être présentés les uns les autres. Mon étonnement fut de constater les distances géographiques parcourues pour la rencontre par ce groupe de protestants méthodistes : un participant est venu de Meaux ! Chaque méthodiste a un rôle bien défini dans la communauté. Le temps d’échange fut amical, sérieux et dans la bonne humeur. Après un pot de l’amitié, nous nous sommes séparés vers 22h30.

Michel Kerdraon

Ha ! Cette semaine de l’unité des chrétiens, il faudrait bien qu’on y pense !

C’est tout trouvé puisque nos sœurs et frères méthodistes font partie de notre horizon. En effet, à l’attention des nouveaux venus de notre paroisse, chaque semaine, l’église Saint Bernard de Colombes les accueille depuis de nombreuses années pour leurs cultes et leurs échanges.

Mais que savons-nous de ces sœurs et frères ?

Nous nous sommes rencontrés environ une vingtaine d’entre nous pour partager ce qui fait NOTRE COMMUNE RELATION : la Bible. Cette lecture invite aux échanges. Nous échangeons à partir de la parole, qui devient action pour nous. C’est à cette invitation qui est aussi incitation que notre rencontre nous engage. Notre foi, sur quoi s’appuie-t-elle ? Qu’est-ce qui devient parole de vie pour nous, à la lecture de l’Evangile ? Toutes ces questions, mises en commun et les réponses que nous pouvons donner, ont habité notre rencontre et rendez-vous pour la fête des moissons, au début de l’été, pour aller encore plus loin. Nous avons choisi ce partage car il nous unit VRAIMENT.

Ce qui nous différencie, peut-être, ce sont nos histoires et nos sensibilités. Les méthodistes sont des Protestants, qui ont œuvré pour l’exigence d’un réveil en direction de LA FOI au Christ, unique sauveur.

L’histoire nous a séparés mais nous savons qu’elle n’a pas le dernier mot. Ainsi, nous retrouvons ces liens dans une continuité de relations.

Françoise Steinberg

Pour contacter Le Lien - Tél. : 01 42 42 25 18

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L’Equipe du Lien :
Père Gérard Lombart (Directeur de publication), Serges A. Dongmo Mezatio (Secrétaire de rédaction), François Piguet (Rédacteur), Françoise Steinberg (Rédactrice)

Source image : PANORAMA-Bayard ©

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