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13 mars 2017

Le Carême peut transformer notre vie !

(Source Radio Vatican) Le Carême est une période pour « ajuster notre vie », « pour nous rapprocher du Seigneur ». C’est ce qu’a souligné le Pape François lors de l’homélie de la messe célébrée ce mardi matin à la chapelle de la maison Sainte-Marthe. Le Pape a mis en garde contre le fait de se sentir « meilleur que les autres ». Les hypocrites, a-t-il averti, « se déguisent en bonnes personnes » et ils ne comprennent pas que « personne n’est juste de par soi-même », tout le monde a besoin d’être justifié.

Conversion.

Le Pape François a commencé son homélie en soulignant que c’est la parole clef du Carême, une période propice pour « se rapprocher » de Jésus. Et commentant la première lecture, tirée du Livre d’Isaïe, il a souligné que le Seigneur appelle à la conversion deux « villes pécheresses » comme Sodome et Gomorrhe. Ceci, a-t-il affirmé, met en évidence le fait que nous avons tous besoin de « changer notre vie », de bien regarder « dans notre âme » où nous trouverons toujours quelque chose. Donc, le Carême, a-t-il souligné, est une période idéale pour « ajuster sa vie », se rapprocher du Seigneur. Il nous veut « proche » et nous rassure sur le fait qu’il « nous attendra pour nous pardonner ». Cependant, a-t-il averti, le Seigneur veut « un rapprochement sincère » et nous met en garde sur le fait d’être hypocrite :

Ne soyons pas des chrétiens hypocrites

« Que font les hypocrites ? Ils se déguisent, ils se déguisent en bonnes personnes : ils font des têtes comme celles des images pieuses, ils prient en regardant le ciel en se faisant voir, ils se sentent plus justes que les autres, ils méprisent les autres. » « Mais- disent-ils, moi je suis très catholique car mon oncle était un grand bienfaiteur, ma famille est ainsi et moi, j’ai connu tel évêque, tel cardinal, tel père…Moi, je suis…Ils se sentent meilleurs que les autres. Ça, c’est l’hypocrisie. Le Seigneur dit « Non, pas celui-là ». « Personne n’est juste de soi-même. Nous avons tous besoin d’être justifiés. Et le seul qui nous justifie est Jésus Christ. »

Pour cela, a-t-il ajouté, nous devons nous rapprocher du Seigneur : « Pour ne pas être des chrétiens déguisés qui, lorsque cette apparence est démasquée, nous voyons en réalité qu’ils ne sont pas des chrétiens. Quelle est alors « la pierre de touche pour laquelle nous ne sommes pas hypocrites et nous nous rapprochons du Seigneur ? » La réponse, a souligné le Pape, nous est donnée par le Seigneur lui-même dans la première lecture lorsqu’il dit : « lavez-vous, purifiez-vous, éloignez de mes yeux le mal de vos actions, cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien ». C’est l’invitation. Mais, se demande le Pape François, « Quel est le signe qui nous indique que nous sommes sur la bonne voie ? » :

Soyons à l’écoute vraiment des plus pauvres

« Portez secours à l’opprimé, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. Prendre soin du prochain : du malade, du pauvre, de celui qui en a besoin, de l’ignorant. C’est la pierre de touche. Les hypocrites ne savent pas faire ceci, ils ne peuvent pas car ils sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils sont aveugles lorsqu’il s’agit de regarder les autres. Lorsque quelqu’un marche un peu et se rapproche du Seigneur, la lumière du Seigneur lui fait voir ces choses et va aider les frères. C’est le signe, le signe de la conversion ».
Évidemment, a-t-il observé, « ce n’est pas toute la conversion », c’est en effet « la rencontre avec Jésus Christ », mais le signe que nous sommes avec Jésus Christ est le suivant : prendre soin des frères, des malades comme le Seigneur nous l’enseigne » et comme nous pouvons lire dans le chapitre 25 de l’Évangile selon Saint Matthieu :

« Le Carême sert à ajuster notre vie, à ordonner notre vie, à changer notre vie pour nous rapprocher du Seigneur. Le signe que nous sommes loin du Seigneur est l’hypocrisie. L’hypocrite n’a pas besoin du Seigneur, il se sauve de lui-même, il pense ainsi et se déguise en saint. Le signe que nous nous sommes rapprochés du Seigneur par la pénitence, en demandant pardon, c’est le fait que nous prenons soin de nos frères qui en ont besoin. Que le Seigneur nous donne à tous la lumière et le courage : la lumière pour savoir ce qui se passe en nous et le courage pour nous convertir, pour nous rapprocher du Seigneur. C’est beau d’être proche du Seigneur ».

Voir en ligne : http://www.news.va/fr/news/le-carem...