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24 avril 2015

Témoignages de consacré(e)s

- Un ancien jour professionnel de Manchester United entre chez les Dominicains

La vie consacrée. (Témoignage lu à la fin des messes des 25 et 26 avril 2015)

Ce jour est le jour de la vie consacrée. Comment en parler aujourd’hui alors que la vie religieuse, surtout féminine, traverse actuellement une crise tellement grave en Europe et particulièrement en France, une traversée du désert telle qu’on peut se demander parfois si elle y survivra ?
Pourtant, je vais essayer de relever le défi et montrer la richesse dont elle est porteuse.
La vie religieuse est la réponse à un appel, quelle que soit la forme de cet appel, un choix libre tendu par une passion, l’amour exclusif de Jésus le Christ. Saint Paul écrivait déjà dans les années 50, « Je voudrais que vous soyez exempts de soucis. Celui qui n’est pas marié a souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur » (1 Co 7,32). On entend dans ces lignes des notes d’amour attentif, une idée de bonheur.
Dieu seul. C’est le point de départ.
Mais suivre Jésus, en le servant comme le soulignent les évangiles n’est pas vivre dans les nuages. Remarquez le réalisme des textes évangéliques, toutes les notations concrètes, terriennes qui les parsèment. Il faut partir de ce qui est visible pour aller vers les choses invisibles. Les règles religieuses l’ont bien compris, Saint Augustin en premier lieu qui a écrit une règle de vie enracinée dans ce passage des Actes des Apôtres « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seul âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre mais ils avaient tout en commun ». (Actes 4,32).
On reconnait là, la vie commune des religieuses qui devrait devenir vie fraternelle et la vie de pauvreté, de partage et de générosité.
Et voilà qu’arrive le tour du prochain. On raconte de Saint Dominique qu’étant étudiant à Palencia, en Espagne, une grande famine survint. Il était étudiant en théologie ; il avait besoin de livres, des livres qui valaient une fortune. Il vendit tous ses livres pour ouvrir une sorte de centre social en disant : « Je ne veux pas étudier sur des peaux mortes – les livres étaient en parchemin- tandis que des hommes meurent de faim ». Il avait aussi un grand souci de la vie de foi de ses contemporains et priait souvent la nuit pour « les pécheurs ». Il voulait aller évangéliser les Cumans, peuplade que personne ne connaît mais qui était symbole de peuple lointain et peut-être dangereux.
On reconnait là le dynamisme qui a fait partir tant de jeunes femmes, tant de jeunes hommes vers des contrées lointaines, hostiles pour annoncer la Parole de Jésus, ouvrir des écoles, créer des hôpitaux et ainsi reconnaître « l’éminente dignité des pauvres dans l’Eglise », selon un sermon de Bossuet.
C’est cela la vie consacrée : un don total au Seigneur et un amour des autres dans une allégresse que rien ne devrait éteindre ou étouffer. Peut-être faut-il entendre la Parole : « Rien n’est impossible à Dieu » et ancrer bien fort l’espérance dans l’amour de Dieu.

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