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22 novembre 2014

Le Lien N°74 – AUTOMNE 2014

BULLETIN PAROISSIAL

SACRE-CŒUR
SAINT BERNARD
(92700 COLOMBES)

PRIERE

J’ai tout remis entre Tes mains :
ce qui m’accable et qui me peine,
ce qui m’angoisse et qui me gêne,
et le souci du lendemain.

J’ai tout remis entre Tes mains.

J’ai tout remis entre Tes mains :
le lourd fardeau traîné naguère,
ce que je pleure, ce que j’espère,
et le pourquoi de mon destin.

J’ai tout remis entre Tes mains :
Que ce soit la joie, la tristesse,
la pauvreté ou la richesse,
et tout ce qu’à ce jour j’ai craint.

J’ai tout remis entre Tes mains

J’ai tout remis entre Tes mains
que ce soit la mort ou la vie,
la santé ou la maladie,
le commencement ou la fin.

J’ai tout remis entre tes mains.

Marie Henrioud

LA MESSE - L’EUCHARISTIE

De temps en temps, il faut nous redire quelques dimensions importantes de la Messe, pour vivre mieux cette célébration, même s’il y aurait encore beaucoup de choses à dire !

Un rassemblement qui fait voir l’Eglise : nous sommes tous très différents de par nos origines, nos cultures, nos histoires. Nous sommes dispersés dans la société. Il est donc important de « reprendre conscience » régulièrement que nous appartenons à ce peuple de frères et de sœurs, qui se rencontrent ‘au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ‘ Oui, nous sommes tous fils et filles de Dieu ! Chacun(e) doit être accueilli(e) et avoir sa place à la Messe !

A côté de moi, devant moi, derrière moi, c’est un frère et une sœur dans la foi qui est avec moi... Cela peut commencer en se disant bonjour !
Ensemble, nous nous reconnaissons pécheurs afin de nous préparer à entrer dans la prière de Jésus.

La liturgie de la Parole est un temps essentiel : Dieu est présent dans sa Parole, c’est Lui qui parle quand on lit dans l’église les Saintes Ecritures. Si nous l’écoutons attentivement, elle est la Parole qui nous enrichit dans notre foi, nous éclaire, nous questionne. C’est Dieu qui nous parle !!!

Est-ce que j’accueille « ces lectures » comme La Parole de Dieu ? Il est présent, c’est Lui qui me parle, qui parle à toute la communauté !!! Quelle est la qualité de mon écoute ?

La Prière Universelle nous rappelle que nous ne sommes pas simplement rassemblés pour nous et entre nous, mais que nous sommes invités à présenter à Dieu les intentions du monde et de l’Eglise, en privilégiant les « plus petits ».

La liturgie Eucharistique : le mot « Eucharistie », c’est un mot de la langue grecque de tous les jours pour dire merci. Nous avons apporté le pain et le vin ; nous soulignons qu’ils sont dons de Dieu et en ce sens, nous reconnaissons Dieu comme le créateur qui aujourd’hui encore, continue de créer le monde. Cependant, Il nous appelle à être co-créateurs : ce pain et ce vin sont aussi le fruit du travail des hommes. Nous pouvons présenter à Dieu toute la semaine écoulée, avec ses joies, ses difficultés, ses richesses et partager dans la prière, la façon dont nous avons été acteurs dans la construction d’un monde « plus évangélique ». Car Il était là avec nous !

« La quête » symbolise le fruit de notre travail : nous donnons une partie de ce que nous avons gagné par notre travail, afin que l’Eglise puisse vivre et remplir la mission que le Christ lui a confiée.

La prière Eucharistique est le moment fort pour rendre grâce. La participation extérieure peut nous sembler réduite. Mais nous ne sommes pas passifs ! En nous unissant à l’action de Grâce, nous apprenons à nous émerveiller de tout ce qui, dans notre vie et dans le cœur des hommes, devient une raison de louer le Seigneur, de le remercier, de se réjouir avec lui : « Car Dieu poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification » !

En ce sens, « faire mémoire de la mort et de la résurrection » ne signifie pas se souvenir, mais au contraire rendre présent, par cette Messe, le sacrifice du Christ : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang, faites cela en mémoire de moi. »

Alors nous pouvons offrir à Dieu le Père, son propre Fils : « Par lui, avec lui, et en lui… ». N’est-ce pas la plus belle offrande que nous puissions faire au Père ?

La communion : nous nous y préparons en priant ensemble le Notre Père. Nous communions à la Présence du Christ : en avons-nous toujours conscience ? Quelle est notre manière de recevoir, d’accueillir le Corps du Christ ? Les deux mains posées l’une sur l’autre, nous faisons, comme le dit un Père de l’Eglise, « un trône pour recevoir le Corps du Christ », comme aux premiers temps de l’Eglise ; ou nous pouvons communier sur la langue.

Puis nous repartons dans la Paix du Christ, pour vivre notre foi chrétienne « au cœur du monde » !!!
Père Gérard

PARLONS DE L’ACO

Une retraite de l’ACO (Action catholique ouvrière) de deux jours, ne se résume pas à quelques extraits rapides qui tendent à donner un vague aperçu de ce qui s’est vécu. Aussi, je proposerai de suivre pas à pas les moments forts de ce temps.

Cela se passe à Saint Prix, proche de Montmorency, dans une vaste maison appelée Massabielle, qui doit rappeler Lourdes à certains. Nous sommes une cinquantaine d’un secteur de Colombes, prêts à se nourrir, à partager une nourriture bien riche, que nous a concocté notre pasteur Gérard Lombart.

Dieu aime les hommes, mais la façon dont Jésus va les aimer déroute Jean le Baptiste. Dans les difficultés que nous connaissons, nous appelons Dieu à faire le ménage dans la vie des autres.

Viens au secours de ton peuple, car ILS ont commis des fautes et tu dois les châtier. Les réponses données nous imposent de nous situer différemment, et non d’exiger que le royaume de Dieu corresponde à ce que nous voulons.

Pour Jésus, ce qui est premier c’est de révéler la miséricorde de Dieu à tout homme. Jésus accueille d’abord tous les pauvres. Il vit en proximité avec eux. Il rend visible la tendresse de Dieu au cœur de la misère humaine.

Qu’elle va être notre réponse ? Quelles conséquences nous en tirons pour notre vie personnelle, notre vie de relations ?

Pour l’ACO, cela se traduit en priorité par son projet : les personnes, notamment les travailleurs en situation de précarité et de fragilité sont au cœur de son action missionnaire.

L’Eglise ne doit pas fonctionner comme une douane, mais faciliter l’accès à la foi. Etre chrétien, c’est d’abord une manière d’être :

• Une manière d’être qui prend en compte les questions, les incertitudes, les doutes.

• Une manière d’être qui est personnelle, mais pas individuelle.

Evangéliser, c’est promouvoir la dignité de tout homme, s’attaquer aux causes structurelles de la pauvreté, de l’inégalité et de l’injustice, réhabiliter la dignité de la tâche politique.

C’est pourquoi la veillée internationale a insisté sur nos relations avec l’industrie textile, suite au drame du Bangladesh qui fit plus de 1000 morts et autant de blessés.

Savons-nous qui produit nos vêtements ? Dans quels pays ? Dans quelles conditions ? Pour quels salaires ?

Sommes-nous attentifs à toutes celles et ceux qui gagnent leur vie dans l’industrie du textile, enfants, femmes, etc. ?
Françoise Steinberg

NOTE DE LECTURE

« HEUREUX LES SIMPLES » de Jean-Marie PELT

Non, les saints ne sont pas tristes !

A l’heure où pullulent les stars médiatiques, Jean-Marie Pelt dépoussière ces modèles enfermés dans leur niche, ou tellement proches que nous ne les voyons pas. Nous découvrons des vies incroyables ou minuscules, et dont nous ignorons qu’elles étaient si romanesques.

Sait-on ce que l’école laïque doit à Jean-Baptiste de la Salle ? Se souvient-ton du saint des clochards, Benoit-Joseph Labre, ou celui des loubards Philippe Néri ? L’auteur évoque, non sans humour, la résistance des vierges martyres épuisant leurs bourreaux ; il s’enflamme à l’évocation des visionnaires ou des écologistes ; il n’oublie pas les saints bouddhistes, indiens ou musulmans, ni non plus sa gouvernante ou son coiffeur, dignes également de prendre part à cette assemblée.

Toutes ces figures ont un point commun : avoir porté l’amour de Dieu, des hommes et de la nature à sa plus haute incandescence. Heureux les simples qui, comme les fleurs du même nom, révèlent leurs pouvoirs à qui sait les cueillir. Et en route pour ce pèlerinage où le sublime côtoie le burlesque, mais où la joie est toujours présente.
Françoise Steinberg

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« PANORAMA » 1998/2003 ©

L’équipe du LIEN : Serges A. Dongmo Mezatio, François Piguet, Père Gérard, Françoise Steinberg
Pour contacter Le Lien - Tél. : 01 42 42 25 18 ou courriel : paroisse.sacrecoeur@orange.fr