Catholiques à Colombes
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4 janvier 2015

Le Lien N°75 – NOEL 2014

BULLETIN PAROISSIAL

SACRE-CŒUR
SAINT BERNARD
(92700 COLOMBES)

C’EST NOËL !!!

Hommes de tous pays, arrêtez un instant.
Entendez-vous ce chant qui monte jusqu’au ciel ?
Hommes de tous pays, arrêtez, c’est Noël.
Et Dieu vous a souri sous les traits d’un enfant.

Voyez, c’est un enfant qui vient de naître, ici
Son père a nom Joseph, et sa mère, Marie
Ils ont cherché partout un abri pour la nuit
Mais il n’y avait rien dans les hôtelleries

Rien non plus dans les cœurs pour les prendre en pitié
Bethléem ce soir-là n’était pas secourable
La ville s’emplissait de gens préoccupés
Et Dieu n’a pu trouver pour naître qu’une étable.

Hommes de tous pays, arrêtez un instant :
De la fraternité de l’Etoile et des mages
Et des bergers émus, s’élève le Message
Car l’Amour est venu sous les traits d’un enfant.

Rolande Delgesie-Devisneg

NUIT DE NOËL …
La belle nuit de Noël devrait être une nuit magique, car « c’est beau une ville la nuit ». Aurais-je l’audace d’espérer, j’emprunte ces mots à Barak Obama : oui, l’audace d’espérer d’avoir une fois, en famille, un Noël comme j’aimerais. Une vraie, une formidable soirée d’émotions, d’amour, avec son cortège de lumières et de surprises. J’écris cela car je suis seule avec une maman âgée... et quand je retrouve la tribu familiale, ce ne sont que critiques ou bien discussions politiques (sources de tensions, d’agressivité verbale).
Alors, aurais-je l’audace d’espérer que nous pourrions la nuit de Noël nous sentir bien au chaud dans cette famille, les liens ressoudés, ou l’on pourrait un peu poser son fardeau d’angoisses et d’inquiétudes, trouver une famille qui ne jugerait pas les erreurs que tout être humain est en droit de commettre, étant seulement humain : trop humain parfois.
La nuit de la Nativité devrait être une veillée de paix qui apporte de l’amour à qui est seul et a supporté sans jamais se plaindre les affres de maladies graves. L’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint, je l’appelle de toutes mes forces pour que le réveillon de Noël soit une nuit d’amour et de joie : Ô peuple fidèle, Jésus vous appelle pour croire et prier, attendre avec les enfants le Père Noël, les yeux émerveillés près de la crèche et du beau sapin.
S. Cherchery

L’ENGAGEMENT : UN LIEU SOURCE POUR LA FOI

L’idée est profondément enracinée que l’engagement est une conséquence de la foi.

Selon un schéma type :
a) j’ai la foi
b) ça me donne des valeurs (respect, solidarité…)
c) je m’engage.

C’est louable, cela souligne la dimension éthique de la foi, qui ne doit jamais être oubliée. Mais, si l’engagement est vécu uniquement sur ce registre, comme une application de l’Evangile, il risque de devenir un fardeau. Alors que s’engager dans la vie de son quartier, de sa commune, de son entreprise, dans une association, passer du temps au chevet de personnes malades, peut aussi être vécu comme une expérience spirituelle ; un rendez-vous avec quelqu’un, le Christ, qui sait trouver des passages là où l’humanité se complique, s’enferme, se divise, sépare, souffre. Il y a expérience de Dieu, dès lors qu’il y a ouverture à l’autre, vraie rencontre, durée dans l’engagement. On s’y expose, on découvre ses limites, on se prend quelques gamelles, mais on fait aussi l’expérience - notamment lorsqu’on côtoie des personnes en difficulté- d’être ramené à la vraie vie qui n’est pas de l’ordre de la réussite, mais de la joie d’être présent les uns aux autres et de s’accueillir tel qu’on est.

Expérience du Dieu créateur et rédempteur, qui donne la vie et la redonne inlassablement. C’est ainsi que l’engagement est un lieu source pour la foi.

Le fondement de cela est l’itinéraire du Christ venu nouer un lien entre l’humanité et Dieu. Il se présente, lui, comme un envoyé qui vient de la part d’un autre. Il ne capitalise pas pour lui, mais donne ce qu’il a, ce qu’il est, se risque aux autres tout entier. Cette dynamique qui a soulevé la vie du Christ dessine des traits spécifiques très précieux. Le vrai ressort de l’engagement, c’est un « parce que c’est toi », c’est-à-dire un engagement sans condition préalable. L’autre est d’emblée situé à égalité, appelé à sa propre parole. Toute cette dynamique, c’est la diaconie (le service).

Quant à l’engagement politique, le chrétien le vit d’une manière spécifique, en gardant à l’esprit que la politique est un moyen qu’on se donne pour pouvoir vivre ensemble, œuvrer pour le bien commun. La conquête du pouvoir ne peut jamais être une fin en soi.

Dans l’engagement, on est toujours tenté de ramener à soi, de mesurer ce que l’on fait, de capitaliser les réussites, de se rassurer à ses propres yeux. Heureusement, les évènements : échecs, conflits, blocages, les choses ou les gens qu’on ne sait pas par quel bout prendre, nous rappellent à la réalité.

Alors pour entrer dans le combat spirituel, il est nécessaire de s’arrêter de temps en temps pour relire ce qu’on vit, discerner ce qui est du côté de la joie ou au contraire du trouble, de la fatigue ,de l’énervement, des blocages. La vraie joie, paisible, pas triomphante, est une boussole très précieuse pour s’orienter dans le combat spirituel. Car elle indique les moments où l’on est accordé à Dieu.

Ce qui peut aider le chrétien engagé diversement dans la vie publique, c’est la relecture mais aussi sa place dans la communauté Chrétienne. Celle-ci en a rarement conscience. La communauté chrétienne doit aider celui qui s’engage à prendre conscience que son combat n’est pas seulement le sien, mais que l’Eglise est engagée aussi, si lui le vit comme croyant. Souvent « on met en valeur » ceux et celles qui ont des responsabilités d’Eglise (catéchèse, liturgie…). Mais mettre en valeur ceux qui ont des engagements serait pourtant une manière de signifier que la communauté est présente avec eux, dans ces lieux où leur vie est touchée par le Christ, et qu’elle est intéressée pour partager ce qu’ils vivent, d’une manière ou d’une autre, en écoutant ce qu’ils découvrent. Voire en rencontrant ceux avec qui ils font route.

S’engager sur ce chemin, c’est prendre conscience que, par eux, la communauté chrétienne s’intéresse à la vie de la cité. Les personnes engagées peuvent ainsi faire entendre dans l’Eglise, les appels, les souffrances, les espoirs, les dynamiques positives qui traversent la société. Cela pourrait ouvrir des pistes pour associer de manière ponctuelle ceux qui sont trop surbookés pour s’engager dans la durée.
Père Etienne GRIEU, théologien

Image tirée de
« Les saisons de la vie spirituelle »
Panorama, mars 2002 ©

Ont participé à ce numéro : Père Gérard, François Piguet, Françoise Steinberg, Serges Antoine Dongmo Mezatio

Pour contacter Le Lien - Tél. : 01 42 42 25 18 ou courriel : paroisse.sacrecoeur@orange.fr

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